Lassitude

octobre 31, 2007 at 10:34 (Gouttes evanescentes)

C’est effrayant, de ne pas savoir quoi faire, non ? Quoi penser, encore plus.

Il m’est arrivé de me sentir fatiguée, énormément. Mais j’arrivais à me concentrer sur ma fatigue, l’observer comme une femme classe qui passe, et puis sourire dans son dos.

 C’était plutôt une fatigue physique.

 Aujourd’hui je suis moins fatiguée qu’alors. Mais je me sens LASSE. Et je n’aime pas ça, du tout.

Je n’ai pas envie de ne rien faire. Je pense que je pourrai dormir, le sommeil viendrait assez facilement. Mais je n’ai pas envie de dormir. J’ai envie de trouver quelque chose à faire, qui d’un coup prenne toute la place.

La musique n’y parvient pas, ce soir. Et pourtant, Loic Lantoine, c’est le BIEN.

Heureusement que c’est passager, parce que ça me gonflerai énormement d’être comme ça longtemps.

En fait, j’en suis à laisser tourner les mots pour ne pas avoir à regarder tourner mes pensées. Je crois que la plupart des choses ne suffiraient pas à les distraire. Et je me vois sans envie aucune de prendre courage pour faire ce qui, je le sais, y parviendrai tout à fait bien.

Genre, me mettre sur un nouveau dessin. Parce que je suis énervée de ne pas avoir réussi Ryuzaki. Parce que mes yeux ne veulent plus rendre mes doigts sensibles.

Genre, reprendre le bouquin laissé en plan il y a deux jours. Parce qu’il me faudrait un minimum de connivence avec les personnages et que je n’ai pas le goût de la donner. Il faut dire que ce n’est pas le meilleur que j’ai pu lire, loin de là. Trop laborieux dans l’évolution et dans l’histoire, d’ailleurs.

Mais pas non plus envie d’en entamer un autre avant d’avoir terminé celui-là. Et pourtant j’ai acheté le dernier Irving l’autre jour, limite il m’a sauté dans les doigts comme je passais aux caisses de la Fnac. “Oh !! Oh !! Un Irving, nouveau et gros !” J’AIME Irving. Mais je vois encore moins l’intérêt de m’y mettre dans cette période où je Me trouve naze.

Ceci dit, Deezer c’est le BIEN. Merci Mokky ^^ Et j’aime les lives, parce que les gens qu’on entends sont les entousiastes. Et j’aime l’entousiasme. Même que je vais me mettre à écrire ça correctement, maintenant que j’ai vérifié. Il y a bien un H. La soirée ne sera donc pas perdue totalement, mes enthousiasmes ont gagné un H.

 Je sais ce qui me lasse. Entre autre. J’ai des tonnes de trucs à acheter, racheter, faire faire, demander. Trop de choses. Trop de choses que je n’arrive pas à classer dans les “éventuels”. Je veux un ordi portable, je veux des vraies bottes de concours, je veux un nouvel autoradio et finir de remettre en état ma voiture, je veux acheter des cadeaux de noël aux gens.

Mais bon, j’vais continuer à traîner mes envies pour essayer de les étaler un peu.

“Je sais mieux choisir un chemin, me méfier d’une main, tu vois je ne sais rien”… Goldman, c’est cool. En live, c’est bien. Je n’avais jamais écouté ^^ (Sauf quand j’avais été au concert, of curse, but I don’t really remember, I was too young).

 J’suis trop chiante quand j’ai envie de quelque chose qui n’est conditionné que par l’argent ! Ca doit être mon côté radin qui fait ça. Une fois que je l’ai j’oublie immédiatement que j’ai du l’ACHETER, mais avant, rien que d’penser à toutes ces ptites pièces qui vont me déserter… (Et là ça fait une sacrée dose de ptites pièces ^^; vu tous les achats souhaités) Na va

Faut bien quelques contrariétés, sinon je saurai même pas ce que ça fait d’être lasse. Et finalement c’est bon, comme quoi ça sert toujours de râler pendant quelques heures pour soi et pour quelques coins du net.

N’empêche que j’veux un ordi !

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Kiara en Anathor (2)

octobre 25, 2007 at 4:58 (Uncategorized)

“Le serpent était dans ta sacoche n’est-ce pas ?”

Mokkimy avait enfin retrouvé son équilibre bien qu’elle boita beaucoup et pu commencer à récupérer les objets éparpillés autour d’eux.
Kiara avait l’air soulagée de la voir à peu près vivante, elle regardait le ciel étoilé cherchant un détail dans la nuit.
La chapardeuse en profita pour glisser dans sa besace les dards empoisonnés, ils pourraient toujours servir se dit-elle. Autour d’elle se trouvait également le corps inerte de la créature, et une arbalète de poignet dissimulée à côté de deux petits flacons sur le rebord d’un tonneau. Elle pris le tout et s’approcha de l’homme loup.
Elle réprima un frisson en touchant sa peau grise et poilue, il n’avait qu’un ceinturon de cuir noir avec une petite bourse presque vide autour de la taille. Décevant pour les risques pris. Mais avant de rejoindre sa sauveuse qui l’attendait un peu plus loin, elle remarqua que l’hybride avait son poing gauche fermé.

Avec dégoût, la chapardeuse entreprit d’ouvrir ses griffes tranchantes. Les mains en sang, elle y arriva enfin, et prit discrètement le petit objet qu’il lui avait volé.
Elle repoussa avec dégoût son bras poilu mais regretta son geste quand elle aperçut un tatouage sur son épaule. C’était plus une trace de brûlure ancrée dans la peau qu’un tatouage d’ailleurs, la jeune ménestrel prit dans sa besace une feuille de parchemin et une mine grise qu’elle frotta sur le parchemin positionné sur le tatouage en relief. Un dessin apparu à la surface du papier qu’elle remit discrètement dans sa poche, et repartit rejoindre la femme au serpent. Elle devait avoir une discussion avec elle. Toutes les deux soupirèrent de soulagement en poussant la porte de la taverne
 Il était déjà tard quand les deux semi elfes entrèrent. La taverne commençait à se vider et les ivrognes avaient roulé depuis bien longtemps sous la table.
Mokkimy avança la première à une table tout au fond près de la cheminée. Là elles seraient tranquilles pour parler. Elle savait qu’elle devait être franche avec Kiara, elle le serait si elle posait les bonnes questions. Toujours dire la vérité mais ne dire qu’une partie de la vérité, trouver le juste équilibre, telle était sa devise.
La chapardeuse s’assit dos au mur, là où elle pouvait scruter toute la salle si besoin, et sans quitter Kiara du regard, elle attendit qu’elle prenne la parole.
 D’un geste machinal, Kiara posa son arc de façon à pouvoir le saisir rapidement. Elle examina rapidement l’intérieur de la taverne, les tables étaient pratiquement toutes occupées. Personne ne semblait avoir fait trop attention à elles, au plus un regard à leur entrée.
Kiara caressa la tête de son serpent qui comprit que la cape n’était pas une protection suffisante pour lui et regagna sa sacoche.

Bon, buvons aux frais des assassins. Je t’invite pour le premier verre. Je vais goûter une de leurs bières, j’en ai entendu parler loin d’ici. Et toi ?”

 Mokkimy sourit

“Non pas de bière, une tisane plutôt. Tu paies la première j’offre la suite. A la mémoire des assassins !”

Kiara attendait visiblement que je continue sur ce qui me tenait tant à coeur.

“N’as tu rien découvert d’étrange sur les cadavres ? Les lames noires n’attaquent pas au hasard…”

Kiara fixait fermement les flammes dans l’âtre. La chapardeuse soupira et continua…

“Je te remercie de m’avoir sauvée la vie, je ne l’oublierais pas. Selon le code d’honneur des ménestrels, je dois rembourser par trois fois ma dette…”

Kiara n’avait pas détourné le regard que Mokkimy cherchait à croiser.

“Donc, par le serment que j’ai prêté au début de mon apprentissage, et par Kalator le juste, j’accepte de te servir en toute loyauté, ne jamais te voler ou t’attaquer, et attendre que par trois fois je te sauve la vie ou que tu me libères de mon engagement. Et…”

Kiara la fixa enfin, la ménestrel en profita pour plonger dans son regard en toute sincérité…
Mokkimy vit des souvenirs douloureux, une grande dévotion pour ses amis animaux et aussi quelque chose d’autre, quelque chose qu’elle n’arriva pas à traduire sur le moment. Elle se promit d’y réfléchir pendant ses heures de méditations. Le silence devenait pesant. La chapardeuse dut faire un effort de volonté pour continuer.

“Et… en plus de ce serment d’allégeance, j’aimerais aussi que tu acceptes mon amitié et ma reconnaissance pour ton geste.”

Maintenant, c’était à la Mokkimy de fuir le regard de la femme au serpent. Signe de faiblesse pensa-t-elle. Elle se concentra de nouveau sur Kiara et s’obligea à la regarder dans les yeux. 

“Je n’ai rien fait… C’est lui”
Kiara montra d’un geste vague sa ceinture où la forme de Korili se devinait.
“Si tu veux vraiment servir quelqu’un, cherche ailleurs. Je n’ai pas besoin de garder des dettes.”

Kiara savait que le brun or de ses yeux devaient sûrement être en train de se nuancer de noir, réaction habituelle et incontrôlée quand elle s’agaçait ou menaçait…

Pour le reste, …. J’accepte, mais attention à toi si tu vient à changer d’avis.”
Kiara ne cherchait pas d’amies, ni de protecteurs, ni même de compagnons. Mais elle ne voyait pas de problème à accepter une vraie amie… si elle pouvait vraiment lui faire confiance. Et elle ne voyait pas de fourberie ou de fausseté dans les yeux de Mokkimy.

Des éclats de voix s’élevèrent et troublèrent la routine des conversations… Kiara et Mokkimy se tournèrent vers l’origine du vacarme, et virent un elfe en discussion animée avec l’aubergiste. Kiara reporta son attention sur Mokkimy.
“Bien. Tu peux me dire maintenant ce que tu as récupéré dans la main de l’homme loup ? Ensuite nous pourrions aller prendre une chambre, et si tu me laisse un peu de temps je pourrai te préparer des soins… Je connais bien les effets des plantes, et j’en ai toujours en réserve dans mes affaires.”

 

Mokkimy était soulagée, il n’y avait rien de plus difficile que de parler avec franchise à une presque inconnue. Au moins elle aurait respecté le code d’honneur même si Kiara avait refusé ses services. Ce sera mieux ainsi pensait-elle, je pourrai proposer mon aide à l’aubergiste pour mes services de ménestrels. Par contre, pour l’instant elle avait d’autres choses à faire. Par exemple se dépêtrer du piège de la vérité. Que Kalator me vienne en aide pensa t-elle…

“Hum, toujours deux coups d’avance et un espion aérien pour remplacer les yeux que tu n’as pas derrière la tête…”

La semi elfe sourit de l’allusion.

Ce que l’homme loup tenait dans sa main m’appartenait, il m’a fouillé lorsque j’étais semi consciente. Pourtant cela n’a pas une grande valeur. C’est une pièce où le symbole de Kalator est gravé, elle a été faîte par mon père, elfe, il y a des années. Il me l’a confié peu de temps après le début de mon apprentissage et je la porte comme souvenir de lui.

Kiara fronça les sourcils…

“Non je ne sais pas si il faisait parti d’une guilde, je soupçonne à la limite un culte secret de Kalator le juste, mais il est étrange que cette pièce prenne tant de valeur… Tu devineras qu’il a été assassiné. Je me souviens qu’il m’avait fait travaillé à la construction d’une légende autour de cette pièce. Je te la réciterai demain matin.”

Kiara ne l’avait pas interrompu une seule fois. Curieusement elle scrutait l’origine de l’animation de tout à l’heure.

 La voyageuse écoutait les paroles de l’elfe, mais rien d’important. Elle regarda ensuite Mokkimy, dont la voix a faibli au fur et à mesure. La semi elfe ménestrel a pali. Bon, il est grand temps de soigner tes plaies, nous n’avons que trop tardé !”
Après avoir demandé une chambre et une bassine d’eau, Kiara prépare deux cataplasmes et une tisane pour Mokkimy qui s’est allongée sur un des deux lits.
“Voilà, celui là sur la morsure plus profonde, ça devrait l’empêcher de s’infecter. Et ces autres plantes sur les plaies superficielles pour calmer et cicatriser. Bois ça, ça t’aidera à dormir, la douleur devrait s’atténuer un peu.”
Kiara posa la coupe de tisane sur une table en bois brut. Personnellement, elle hésiterai à boire quelque chose qu’elle n’aurait pas fait elle-même, même après leur discussion en bas et avoir fait connaissance… Prudence élémentaire. Elle ne voulait pas forcer Mokkimy, à elle de voir.
Elle s’allongea à son tour sur lit restant, après avoir laissé Korili sortir de sa sacoche et s’installer en tête du lit. Une dague sous la cape repliée sous sa tête, elle ferma les yeux, mais continua d’écouter les mouvements de l’étage et les échos des voix de la salle commune.
 Mokkimy était épuisée, elle savait qu’elle ne tiendrai pas longtemps sans se soigner. Elle s’était laisser faire quand Kiara l’avait soignée et elle lui en était reconnaissante.
Elle se doutait bien que la femme au serpent ne s’endormirai pas tout de suite, comme elle d’ailleurs…
La jeune chapardeuse avait suivi des yeux tous les mouvements de sa nouvelle amie et vérifié qu’aucun de ses gestes n’étaient destiné à être mauvais pour elle. Prudence élémentaire se disait elle.
Mokkimy resta silencieuse pendant tout le traitement et hésita à boire la tisane posée à côté d’elle… Kiara avait toujours été honnête avec elle… Pourquoi donc se montrait-elle si méfiante ?
Après une petite demi heure d’attente où Kiara s’était allongée, la ménestrel plongea la main dans sa besace, ses doigts fins agrippèrent une petite boîte où étaient rangées des fioles et des sachets d’herbes diverses.
Elle prit délicatement une pincée de poudre qu’elle versa dans la tisane et bu le tout d’un trait.
Elle eut juste le temps de ranger la boîte avant de s’endormir profondément.
 Mokkimy fut réveiller par le chant du coq le lendemain matin. Le lit de Kiara était déjà vide mais elle ne s’en étonna pas.
Elle se pencha sur ses plaies qui étaient en voie de guérison. Elle retira ses pansements de la veille et étala sur chacune de ses blessures du sable gardé précieusement dans une de ses fioles. Elle remit de nouveaux bandages par dessus et s’habilla.
Puis, la semi elfe se dirigea vers la salle commune de l’auberge et commanda une tisane pour elle et une bière pour son amie.
Quelques minutes plus tard, Kiara revint.
 

La voleuse entra dans l’auberge et vit Mokkimy attablée au même endroit que la veille. Elle lui fit un bref signe de tête, et s’assit face à elle. Elle but la moitié de sa chope d’un trait.
“Il y a de l’agitation sur la place. On pourrait aller y faire un tour après ?”

 Mokkimy but doucement sa tisane brûlante, puis se leva.
Kiara finit sa bière et l’imita.
L’aubergiste vint demander quelques pièces puis les deux amies partirent vers la sortie.
La porte de l’auberge grinça abominablement.
 Mokkimy et Kiara avançaient pressées par le temps pour assister aux animations de la place.
Plus d’hommes loup à l’horizon, la ménestrel avançait en paix entre les gens, et projetait de contribuer à la fête par ses chants et sa musique.
Un sifflement au dessus d’elle retentit comme un salut matinal
 Kiara siffla en retour pour saluer Irithel. Lors de  sa première sortie matinale il n’était pas dans le coin… Il préférait la forêt.

Contrairement à son amie qui semblait très à l’aise parmi la foule, Kiara n’aimait pas les gens. Elle maudissait intérieurement tout ceux qui l’obligeaient à s’écarter pour ne pas être bousculée. Ses yeux avaient pris une couleur sombre, presque noire. Elle ne supporterai pas ça longtemps…
Un groupe d’enfants les dépassèrent en courant en criant :

“Le Prince !! Le Prince arrive ! C’est moi qui le verrais le premier !!”

Kiara vit apparaître la grande place au bout de la rue. Elle distingua une grande statue, et surtout une foule énorme… C’est bien parce que la bibliothèque est par là… pensa t’elle en se frayant un chemin de plus en plus sinueux parmi les gens…
Les deux semi elfes arrivèrent enfin sur la grande place…
 

… Les gens s’étaient tous groupés à l’issue d’une grande rue et des éclaireurs du fameux Prince arrivaient de ce côté…

 Mokkimy regarda les passants se grouper et en profita pour se mêler à eux. Elle prit son luth et chantonna doucement :

Au trentième jour de mai
Sonne à la gloire des forains
Le jour où toutes races sont rassemblées
Où les dieux partagent le même pain

Un vieillard sage assis dans l’ombre
Rencontre un jeune chapardeur
Qui plutôt que jouer dans les décombres
Vient le rejoindre et chanter avec coeur

L’équilibre du royaume d’anathor
Fier de ses rois et chambellans
Couronnés par le grand Kalator
Pour que justice soit rendue pendant l’an

Ce jour là, habitants de cette terre
Virent gredin et vieillard
Echanger de main en main pièce de fer
Gravée à l’honneur du riche et du rare

Un chant universel émanait de cet objet
Sans qu’aucune note ne trahit
Partition sans voix qui contait
L’étrange légende que voici :

Jimballë ni amo kele fir
Chanitaë ibel uron
Royasa ku redemo nir
Jimballë gelemno don
Jimballë ni amo kele fir

Jimballë s’en va mourir
Dans le reflet du lac au néant
Homme ou femme, qui peut le dire ?
Disparu à l’aube des temps

Tel est la mystérieuse chanson de Jimballë
Que trop peu de sages connaissent
Bien que Kalator le juste la grava a jamais
Dans les livres, paroles qui jamais n’apparaissent

Qui donc de notre époque saurait la traduire
Elle chante à grand bruit la joie
Sans que cela à notre vie puisse nuire
Joie des hommes liée au malheur de la foi

Accompagnée d’un éclat de mort
Où d’une tombe retentit un rire
Toujours douloureux, et plus sinistre encore
Que tous les ménestrels ne pourraient le dire

Vingt mots venus de par les âges
Peuplant les oreilles de nains elfes et hommes
De la bouche même de Kalator le sage
Vingt mots inconnus de nains elfes et hommes

Voici comment va se terminer cette légende
La morale est à tous cachée
A tous ceux qui la demande
Par une serrure divine protégée

Ce trentième jour de mai
Béni par les cris des forains
S’achève sous le ciel étoilé
Vieillards et jeunes, main dans la main.

A la fin de la chanson, Mokkimy s’aperçut qu’elle avait été séparée de Kiara par la foule, la jeune ménestrel l’imaginait bien entrain de pester contre les gens. Elle sourit dans le vide à cette pensée. Pourvu qu’elle ait réussi à entendre ces paroles, il était plus discret de se mêler aux autres que de la fredonner dans une auberge emplie de personnes plus curieuses les unes que les autres. Kiara regarda Mokkimy disparaître dans la foule. Ménestrel, ce ne serait vraiment pas un métier pour elle. Beaucoup trop de gens.

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Souvenir persistant

octobre 16, 2007 at 11:54 (Traces diffuses)

J’essaye de saisir le souvenir le plus ancien que j’ai. Mais j’ai peur d’être trompée par les images que je me suis construite à force d’entendre les gens parler.

Il y en a une dont je sais qu’elle est authentique. Je me concentre en particulier sur l’école, en fait.

Je n’ai pas d’image précise de la maternelle, ou bien c’est la même chose, je ne sais pas ce que j’ai ré-inventé et ce qu’il me restait vraiment.

Mais du coup, il y a une image qui revient beaucoup, même sans que je l’apelle ces temps-ci. Juste parce que je pensais à l’écrire. Je crois qu’elle veut bien. Je crois que je veux bien, l’écrire.

 Elle se taira ptêtre un peu.

 

 

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Mon école était chouette. Il y avait des livres à lire, des bestioles à observer (hamster, blattes géantes ^^, zozios). Il y avait les autres, mais ce n’était pas le plus chouette de l’école.

Disons que je n’ai pas l’impression d’en avoir souffert, mais étrangement, à y repenser, je plains presque l’image que j’en ai.

Peut-être qu’en grandissant on s’appitoie beaucoup plus, beaucoup trop sur des choses qui, enfant, n’en auraient largement pas valu la peine ? Peut-être pour trouver des causes, des explications… Des raisons à nos appitoiements présents qui n’en auraient tout de même pas valu la peine.

Et encore je pense que j’m'en sors bien de ce côté là ^_^

 

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Donc, mon école était chouette.

 J’ai toujours fonctionné en m’attachant à UNE personne particulière plus qu’à ma place dans un groupe. C’est pour ça que je suis rarement à l’aise dans les groupes, quand bien même la personne à laquelle je suis attachée en fait réellement partie.

A l’époque de l’image qui chante, je ne me rapelle plus. Ce devait être avant Marlène, peut-être déjà avec Angie (ouais, j’ai eu une amie qui s’apellait Angie ^^ Et je ne savais pas encore que c’était la classe, ce prénom.)… Ou bien encore avant.

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En tout cas, il y a une longue période pendant laquelle je restais plutôt seule qu’autre chose, déjà. Je ne crois pas que c’était par choix. Je n’ai pas une nature grégaire, mais je ne pense pas que je cultivais déjà le “mysanthrope moove”.

Juste, les autres m’indifféraient, ne m’aimaient pas et réciproquement, ou auraient demandé des efforts de ma part pour une première approche et l’entretien de la relation, chose qui me paraissait déjà trop demandé pour ce que ça aurait pu apporter.

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Il y avait un Michaël, et un autre gamin, mais je me souviens surtout de Michaël. Pas de sa tête, je crois qu’il avait les cheveux un peu longs, ce n’était pas encore la mode. ^^ Il avait du arriver aux même conclusions que moi concernant les affiliations inter-jeunes. ^^

 

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En tout cas il devait s’ennuyer. Du coup il “m’embêtait”. Ce mot ne veut pas dire grand chose, mais en l’occurence on ne pourrait pas en inventer un plus adequat.

Seulement, chacun y trouvait son compte, puisque ça me faisait passer le temps autant qu’à lui.

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Scène :

Une gamine appuyée à un arbre maigre de la cours, (moi), un sourire que je jugerai faux mais peut-être par manque de crédulité accroché aux lèvres.

Des mimiques de colères, quelques rires peu bruyants. (J’ai vu une dame se retourner avec indignation vers notre table, à mon dernier resto, parce qu’on/je parlais/riais trop fort. Elle n’a rien dit, mais j’ai vu, et j’ai trouvé ça… EPATANT. J’ai vraiment changé)

Les garçons dansent autours de moi, sortent des remarques que je ne crois pas vraiment méchantes, sinon je m’en rapellerai aussi. Font mine d’attaquer si je ne réagis pas assez.

Je leur cours un peu après, histoire de, ne les rattrape jamais, reviens près de l’arbre, et le jeu continue.

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Il y a pas mal de récrés qui sont passées comme ça.

A part ces jeux, je n’ai jamais rien su de ces gamins. Ils n’étaient pas dans ma classe, nous n’avons jamais échangé autre chose que ces comportements répétitifs.

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Bon. ^_^ Il ne fallait pas la plaindre, c’est un jeu cool. Bien mieux que les secrêts/mensonges/groupes/hypocrisies qui font le jeu des autres filles de sa classe et dont elle se tient à l’écart.

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Want to revoir tout ça. [Keï powa 1]

octobre 16, 2007 at 11:21 (Traces diffuses)

2004… Mouais. C’est pas encore il y a très très longtemps ?

A l’époque je ne zonais plus beaucoup sur internet, et quand je me mets à ne plus aller que sur deux ou trois sites chaque fois, j’ai l’impression de ne pas profiter assez de ce monde virtuel. Puis c’était les vacances,  et j’avais du temps à tuer. (Pas aussi occupée que les dernières vacances.)

Je me rendis donc sur un forum consacré à Takeshi Kitano. Si, il est connu. C’est même un personnage culte de la culture japonaise.

Réalisateur, acteur, peintre, écrivain, animateur tv, chanteur, tout ça avec plus ou moins de succès, il a quand même fait : L’été de Kikujiro entre autres films et rien que pour ça, vive lui.

Sur ce forum, rien de très folichon. Je trouvais l’ambiance sympa, et elle l’était, mais pas génialement animée non plus. Je n’y ai pas fait bien long.

Par contre, du temps où je ne savais pas qu’il ne serait pas long, j’ai quand même tilté sur quelques messages.

Des messages aussi longs que ceux que je pouvais poster sur d’autres forums, mais plus assurés, avec des phrases bien tournées (relativement parlant, vu le contexte) et des mots à leur place.

Cela ne gâtait rien de pouvoir bloquer sur l’avatar de leur auteur, puisqu’il avait Manji et Rin, en avatar. Une des images sublimes de L’habitant de l’infini, un manga magnifico-merveilleu-sublimement dessiné (Et chouette, au passage).

J’aurai été déjà rien que bien bien intriguée, sans le pseudo… “Neclord”, ce qui risque d’évoquer encore moins de chose à la plupart des gens ^^

Neclord, c’est un personnage de mon jeu vidéo préféré, un rpg parfait : SuikodenII. Neclord est un vampire en fait qu’on galère pas mal et longtemps à dégommer.

Bref, tout ça tout ça. Quelques allusions Dans les messages du forum, hésitations maintes et maintes à tenter d’avoir autre chose, puisque de toute façon je ne saurai jamais de quoi lui parler si parler-lui je devais.

Mais entretenir du ruminage de pensées n’est pas dans mes occupations favorites. J’aime quand ça claque, j’aime voir si les murs s’écroulent ou bien me les prendre en pleine face, au moins être fixée. Du moins le plus souvent.

Donc je me décidai à lui envoyer un mp, carrément étonnant à relire maintenant, en tant que premier mp de Moi à l’époque (I was pire que maintenant). Beaucoup trop allusif et direct °_°

Mais c’est bien ^_^

Et ça symbolise à peu près une chose que j’aimais vraiment, juste de devoir lui dire ce que je pensais comme je le pensais, déjà là, puis plus tard, jusqu’à ce que je ne puisse plus lui dire quoi que ce soit.

>>

De: lucioleA: NeclordPosté le: Sam Aoû 14, 2004 11:26 pm

Sujet: hum…

>

voilou, c’était pour te demander par hasard si tu avais msn, malgré que tu ne l’ai pas affiché.
Si tu l’as, j’aimerai bien entrer dans tes contacts, si ca t’embête pas, et sinon, pourquoi tu l’as pas ?

Et puis, est-ce que ça te dit un forum de jeux de rôle ? Comme tu aime écrire, et que tu le fais super bien (je persiste et je signe), tu pourrai venir rêver avec moi/nous ?
http://www.morkem.org/thedream
ca à l’air le foutoir en arrivant, mais si tu veux prendre la peine de jeter un oeil et si ça te dit, je serai plus que ravie de te donner conseils ou tout simplement te souhaiter la bienvenue.
c pas mon site, mais un où je suis la plupart du temps, (luciole aussi, histoire de changer)

Voilà… bah, tant qu’à faire ( ) le ps que j’hésitai à mettre : j’ai rarement eu envie de plus parler avec quelqu’un en lisant si peu de messages et en si peu de temps…. Mais l’avatar doit y être pour quelque chose bah voui, j’suis trop accro à pas mal de persos moi), mais c pas l’avatar qui poste, n’est ce pas ?

Bref, j’arrête, tu vas me prendre pour une folle, mais au moins ce sera dit

Lulu =^.^= (va chercher un coin où se planquer)

_____________________________________________

/

De: Neclord

A: luciolePosté le: Dim Aoû 15, 2004 12:11 pm

Sujet: Tu as posté 2 messages de plus que moi…

>

A dire vrai, c’est marrant parce que j’hésitais à te rajouter dans mes contacts MSN, mais trouvant très peu poli de le faire sans d’amblée te le demander, j’allais t’écrire un message lorsque j’ai remarqué que tu m’avais pris de cours. Ironie du sort, quand tu nous tiens ^^

J’irai jeter un oeil pour le forum dont tu me parles, mais autant que je te le dises d’avance : généralement je n’apprécie pas plus que ça les jeu de rôle par forum. Enfin j’irai voir quand même, on sait jamais ça peut être sympa (en plus y a toi ^^).

Sinon, saches donc que j’ai MSN, je ne donne juste pas mon adresse n’importe où et ne l’affiches en règle générale pas sur les forums. Je t’ai donc ajouté comme contact.

_____________________________________________

La première connection simultanée fut pour le 15 au soir, et je n’avais jamais été dans un stress aussi grand concernant msn. Concernant à peu près tout, en fait. ^_^

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reconciliation

octobre 1, 2007 at 5:31 (Traces diffuses)

J’ai rêvé de lui de nouveau, y a deux nuits. Un des seuls rêves dont je me sois souvenu, mais c’est normal, j’étais réveillée à la fin.

 Je ne me rappelle que peu du contexte, et de toute façon il était nul, le contexte. Des gens que j’aimais pas spécialement réunis autours d’une table dans une pièce banale, je ne sais pas de quoi on parlait (j’étais aussi à la table) mais ça ne devait pas être bien intéressant puisque moi je dessinais.

Il était là aussi, donc, je le savais mais je m’en fichais, au début. Saine indifférence.

Au bout d’un moment c’est partit en vrac, niveau des autres participants. On se balançait une sorte de gros ballon. Puis c’est devenu un truc de chair, genre un coeur ? je sais pas, ça sert à rien d’inventer des symboles.

En tout cas les autres abrutis se sont agacés que je ne participe pas à leur supeeeer jeu, et je me suis pris deux trois fois le machin dans la tête et l’ai rebalancé à un gars en particulier qui m’avais l’air plus chiant que les autres.

 Ca a finit en espèce de viande hachée complètement écrasée dans ses mains.

 Comme ils étaient désoeuvrés ensuite ils se sont barrés, c’était pas de refus. Et du coup restait my sweet, assis à la même place qui était largement passif depuis un moment. (Probablement que je ne savais pas comment le faire réagir donc à défaut il ne réagissait pas du tout).

 J’aurai pu partir aussi, mais non, quand même. Je m’en fichais plus qu’à moitié. Puis s’il était là, c’est pas pour rien.

Donc me suis levée, et je suis allée passer mes bras autours de ses épaules. Il ne bougeait toujours pas trop. Juste une décontraction.

J’crois qu’il a finit par bouger un rien, pas trop, juste assez. Juste assez pour que je puisse le laisser, et que j’ai le droit de le pardonner.

J’ai hésité, dans mon demi-réveillage, à revenir encore vers lui. Ou à le retenir, en le faisant s’en aller. (C’est moi qui décidait, même si je ne voulais pas avoir conscience de ce pouvoir). Mais non. Je suis sortie.

Et ça fait du bien.

Parce que je ne lui en veux plus. Parce que ce qu’on a été ne vaut pas que je porte le ressentiment que je me suis forcée à prendre. Et quoi qu’il puisse être, il est ce que j’ai le plus aimé.

Je n’ai rien ressentit, pendant le rêve. Même quand je l’avais dans mes bras. Enfin, pas de sentiments habituels, en tout cas. Les pressions, la décontraction, son souffle, mais pas mon cognement trop long du coeur, pas la pression des bras qui ne veulent pas le lacher. C’est bien.

Je sais que je n’ai plus besoin d’en avoir peur, comme j’ai su que je n’avais plus besoin de m’accrocher à son image quand j’ai réussi à en avoir peur.

Je suis contente qu’il soit repassé. J’aimerai énormément le lui écrire, mais je ne peux pas. Je pourrai, mais ne veux pas. C’est juste un réflexe, de quand il fallait qu’il sache ce genre de choses. Il suffit de réapprendre à ne pas le partager, en encore je triche.

N’empêche, ils étaient débiles, les autres participants.

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