Je ne crois pas.

septembre 16, 2007 at 12:13 (Traces diffuses)

pâle

 

A l’amour je ne crois pas. Je n’y croyais pas, du moins n’imaginais même pas ce que ça pouvait être. Puis j’ai su. Et c’était parfait, et mieux bien sûr.

C’est même plus compliqué que de ne simplement plus y croire. Je sais ce que ça peut être, je sais ce que ça a été, mais je n’arrive pas à penser que ça pourra être de nouveau.

C’est chiant. Parce qu’avant, je m’en fichais, je tournais limite ça au ridicule, faisant semblant de ne pas être intriguée par tous ces zouaves et toutes ces pubs qui en faisaient un tel foin.

Je comprends un peu maintenant, mais du coup je suis limite dégoûtée. Parce que tout le monde en fait quand même trop. Parce que c’est tellement futile. Parce que tout le monde le tourne en ridicule à ma place, l’amour.

J’y réfléchissais, attendant je ne sais plus quel train (et les trains et les gares m’y font penser chaque fois, parce que). Que ce n’était qu’une vision culturelle, que je voulais y attacher.

Qui a dit que ce devait être comme je l’ai ressenti ? Est-ce que je ne l’ai pas ressenti comme ça simplement parce que je le voulais, et est-ce que je ne le voulais pas simplement parce que c’est l’image qui me plaisait le plus, dans ce que j’avais pu voir et lire ?

On a toujours le choix, mais les choix ne sont que ceux d’un pannel de choses que l’on connaît. Je suis contente d’avoir aussi celui de penser à tout ça. Il dit qu’on ne peut pas fuir, mais c’est tout comme. Les mots brisent les catalogues du rationnel. Gloire à eux.

J’veux dire… Il faudrait être plein de certitudes et sûr de soi en plus, pour croire à ce que j’aimerai retrouver. Vous savez, ce qui illumine, les choses qui deviennent toutes absolument légères, les couleurs qui apparaissent du monde qu’on ne soupçonnait pas, “touça”.

Je n’aime pas les certitudes. Mais j’aimerai bien croire.

Il me semble que je peux. Quand je le lis. Puisqu’on ne peut cracher ses sentiments qu’après les avoir éprouvés, non ? Et ils semblent avoir vu les mêmes couleurs, j’ai juste tendance à décrédibiliser ce que j’en aperçois en me disant que c’est pour les besoins du roman, qu’ils l’écrivent pour leur personnage et non pour eux.

J’espère que non. Et puis, je suis déjà heureuse pour eux. Puisqu’ils l’auront au moins vécu ou revécu à travers leur Kiara personnelle (Exemple douteux mais exemple sincère).

Il m’arrive de ne pas me ressembler. “Puis-je encore me rassembler ?” Je ne me ressemblais pas à tout mettre au second plan ni à tomber dans les abîmes de confiance que Nous m’apportait. Je ne me ressemble plus à être si désabusée, j’en suis vraiment peinée, mais je ne peux pas… pas.

Cela ne sert à rien. Ce n’est pas l’amour de ce temps, que je désire. J’aime l’amour de quelques phrases magiques, celui qui disparaît dès que les livres se ferment, parfois même au bout de quelques pages tournées.

C’est absolument ringard, de se retourner sans cesse. Je m’en fous. Je ne marche plus à reculons, et je marche. J’aimerai encore progresser, mais c’est déjà bien plus que je n’en ai jamais attendu de moi.

Juste… J’ai l’impression que tous les couples que j’aime se méritent véritablement et qu’ils n’auraient pas pu mieux se réunir. Seulement ceux là même succombent à la banalité des habitudes de notre époque, et se séparent.

J’ai reculé un peu vite une fois, dans un parking. Un gars avait commencé à passer au même moment et je ne l’avais pas vu. Pas d’accident, il a juste eu peur, et sa copine aussi. Elle me l’a dit, en m’engueulant.

“Attention !! [...] J’y tiens moi !”

Tout à mes excuses et à ma remise du choc d’avoir manqué d’écraser quelqu’un, j’aurai quand même bien répondu…

“Ah, c’est vrai ?”

ou

“Vraiment ? Vous avez de la chance”

Parce qu’ils étaient “grands” même si jeunes, et que c’est le genre que j’aurai plutôt jugé d’office ‘ensemble histoire de’ mais pas forcément ‘attachés’. Ca m’a limite laissé une impression plus forte que le semblant de drame, sa phrase.

Na va. 

Tout ça pour dire, il a fallu Keï pour donner un sens à cette vaste confusion que je reniais de mon système de vie, il faudra certainement encore plus de chance pour ne pas rester sur le “pfff” que j’en pense en ce moment. Ca m’agace de le penser. Mais je ne peux, comme je l’ai déjà écrit plus haut.

Je crois encore pour les gens, c’est une consolation et quand bien même j’ai tord, je continuerai d’y croire.  Juste parce que j’ai besoin.

“Courir après l’espoir est tu peux me croire ce que je fais de mieux”.

Disons que je cours pour ceux qui en valent la peine, et que je marche seulement pour l’infime goût de me ménager que je garde.

Un commentaire

  1. Susceptible a dit,

    C’est à la fois tellement intéressant et tellement désespérant.. :/ Tu mérites d’y croire… tu mérites d’avoir ta chance de nouveau.

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