Vaste, joyeuse et touchante balade / Kiara en Anathor \
……….Mokkimy avançait sous l’éclat de la lune. Il était déjà tard, ou tôt, elle ne le savait pas. Un sourire de satisfaction se dessina sur ses lèvres quand elle découvrit les portes de la ville. Enfin ! Elle avait parcouru un long chemin pour visiter cette fameuse taverne et… et découvrir les mystères de ses occupants. Il est toujours juste de savoir où l’on met les pieds, et elle pensait qu’arriver en un lieu inconnu sans regarder un peu alentour était une grave erreur. De plus sa nature de chapardeuse voulait… visiter les lieux. Et admirer bien entendu les différents objets à portée de ses doigts. Cela allait de soi dans son esprit.
………..Même dans le silence assourdissant dans lequel elle avançait elle fut surprise quand elle sentit une main se poser sur son épaule… Quelqu’un la suivait ? Qui était-ce ?
………..Kiara observait la porte de la grande ville à distance… A l’orée des bois dont elle venait de sortir.
Mhh… Je suppose que croiser des gens est l’ennui à supporter pour visiter cette bibliothèque ? …
Un soupir, puis Kiara commence à avancer doucement vers la ville. Le ciel est couvert ce soir. Et les bêtes sont inquiètes. Rien de bon. Elle préfèrerai rester dans les bois cette nuit. Quand tous les gens chercheraient à se mettre en sécurité entre des murs, elle préfère de loin être à l’air libre… Mais non.
“Bon, Korili, file dans ta sacoche… Irithel, tu me suis ? Sois discret…”
Un sifflement et un cri aigu lui répondirent.
…………Rajustant sa cape et abaissant son capuchon, elle s’avança à la lueur des torches vers les gardes. Ils ne firent pas de difficultés pour la laisser entrer, mais déjà leurs regards l’agaçaient… Peut importe. Si elle commençait à faire attention à ça, elle n’en sortirai pas.
……….Kiara tout en faisant le tour habituel de reconnaissance d’un nouvel endroit, remarqua une silhouette gracieuse qui se déplaçait silencieusement au devant d’elle. Elfe ? Semi elfe ? Nouvelle venue en tout cas… et même méthode de repérage que moi. Un luth ?
Etrange. Les musiciens ne prennent pas tant de précautions d’habitude…
……….Bon, le mieux est de demander directement à l’intéressée. Kiara n’aime pas spécialement les contacts avec qui que ce soit, mais à choisir elle préfère créer elle même la surprise…
S’avançant tranquillement derrière l’inconnue, elle finit par la rejoindre et lui posa une main sur l’épaule… “Excusez-moi ? Je peux vous aider ?”
Mokkimy cacha sa déception quand à s’être fait surprendre par une autre semi elfe et lui sourit
“Oui s’il vous plaît je suis nouvelle ici, j’aimerais trouver la taverne du coin.”
Elle observa l’inconnue de haut en bas. Arc elfique, cape bleue nuit, une sacoche… tiens ! Une sacoche ! Mokkimy réprima sa curiosité naturelle et fixa à nouveau l’inconnue :
“Excusez moi, je ne me suis pas présentée, je suis Mokkimy, ménestrel, conteuse et aventurière…”
La jeune elfe chapardeuse était surprise par le charisme que dégageait l’arrivante, le charisme et sa discrétion. Bien sur elle voulait visiter la célèbre taverne mais à vrai dire, elle avait bien besoin d’un contact dans cette ville mystérieuse pleine de dangers… Allez, testons la pour voir…
“Je connais nombreuses histoires vantant les mérites d’héros et d’héroïnes, et pourtant je ne crois pas connaître la vôtre… ni votre nom…”
“C’est que je ne l’ai pas dit. Et ne vous avisez pas de toucher à cette sacoche, je ne pourrai pas vous protéger de son contenu…”
…………..Kiara siffla pour qu’Irithel reste hors de vue. Elle n’aimait pas dévoiler tous ses atouts dès le début.
Bon, elle pensait seulement voir de plus près la ménestrel avant de continuer sa route, mais après tout, un peu de compagnie découragerait peut-être d’autres rôdeurs ou assassins. Et elle n’avait pas d’a priori envers les semi elfes. Mokkimy était particulière en plusieurs points, mais ses yeux notamment attiraient l’attention. Même dans l’obscurité relative, Kiara voyaient les multiples nuances vertes qui dansaient dans ses pupilles.
…………“Pas d’histoire que je puisse raconter à tout le monde. Et pas d’objectifs que je puisse expliquer à chaque passant. Je me ballade, et je viens en ville pour examiner quelques livres de la bibliothèque… Enchantée.”
Kiara esquissa un sourire. Bien, je suppose que tu le sais très bien, mais l’auberge est par là bas. Allons-y, je n’ai rien contre un petit verre et un bon feu.
Kiara jeta un oeil alentour, elle finirai son inspection demain… Suivie de la ménestrel, elle s’engagea dans une nouvelle rue… Les lumières de l’auberge apparurent après quelques minutes de marche. Ni Kiara ni
………Mokkimy n’avaient prononcé un mot pendant le court trajet. A l’abord de l’auberge, Kiara vit que sa compagne se faisait comme elle encore plus discrète, pour mieux observer… Enfin cette auberge… depuis le temps…
……….Kiara intriguait Mokkimy, encore plus que sa sacoche. Maintenant, elle savait qu’elle l’accompagnerait quelques temps pour connaître son histoire. Comment une semi elfe a t-elle pu la battre à son propre jeu ? Elle avait acceptée sa compagnie, deux coups à l’avance. Comme une joueuse de dames.
……….La jeune chapardeuse scrutait les bords de route, elle remarqua que Kiara faisait de même. Hum, prudence dans les rues vaut mieux que le désastre provoqué par trop de confiance en soi. Il ne fallait pas qu’elle sous estime le décor ni cette Kiara. Le danger pouvait venir de partout.
Un sifflement court brisa le silence, une flèche la rata de quelques décimètres. Kiara s’était déjà retournée cherchant l’origine de l’objet volant.
……….Mokkimy savait qu’elle pourrait lui faire confiance pour se protéger elle même, il suffisait que la chapardeuse traîne dans ses jambes pour ne pas avoir besoin d’autres protections.
Deux autres flèches effleurèrent ses cheveux bruns, elle jeta un coup d’oeil du côté de l’archère, elle avait déjà rattrapé à mains nues la flèche qui lui était destinée et la brisait en signe de provocation.
Ses yeux perçant l’obscurité, elle aperçu un mouvement derrière une pile de tonneaux, à leur droite. Quelque chose ne s’était pas encore manifesté. Elle sortit de chacune de ses bottes de voyage une dague pointue et couru vers le lieu où elle avait cru observer un mouvement.
………..La chapardeuse ne voyait plus Kiara mais elle ne se faisait pas de soucis pour elle. Elle était beaucoup plus inquiète de ce qu’elle vit en face d’elle. Un hybride, mi homme mi loup s’était relevé, une épée large à la main, de l’autre des dards sans doute empoisonnés.
Ainsi s’élança la curieuse face à l’étranger, ses deux dagues fendant l’air comme les griffes d’un chat sauvage. Elle toucha l’étranger au torse mais il la mordit à la jambe, ce qui lui fit perdre l’équilibre. Il en profita pour se jeter de tout son poids sur elle, et elle tomba à la renverse en essayant d’éloigner son cou des crocs de son adversaire.
Mokkimy profita de l’initiative de son adversaire pour planter une de ses dagues dans le dos de l’homme loup. Ses griffes arrachèrent la peau de le semi elfe, et elle dut tirer de toute sa force pour se dégager de la créature, elle réussit à grimper sur son dos pendant qu’il ruait pour la désarçonner. Soudain l’homme blessé se jeta en arrière pour écraser Mokkimy sous son poids, qui se fit surprendre par la manoeuvre.
Le choc l’assomma à moitié, elle avait perdu conscience avec ce qui se passait même si les images défilaient devant ses yeux émeraudes. L’ennemi perdait beaucoup de sang, cela dégageait une odeur âpre. Quelle volonté l’obligeait encore à vivre malgré ses blessures ?
Puis elle entendit un cri, sentit les griffes de l’homme loup blessé fouiller dans sa tunique comme si il cherchait quelque chose. Puis plus rien. Que se passait-il ?
………….Kiara n’aimait pas les elfes… Mais les elfes qui l’attaquaient ne tenaient vraiment pas à leur vie. Tout en se mettant le plus possible à couvert, Kiara siffla brièvement. Irithel ! Un instant plus tard, le faucon descendait en piqué sur l’assassin dissimulé derrière une palissade. Le temps que l’elfe tente de se débarrasser de son oiseau, Kiara avait fait le tour de sa cachette et lui plantait une dague dans la gorge.
………..Tu as mal choisi ta proie, toi. Elle examina le cadavre, rien de particulier hormis un médaillon en argent représentant une dague… Elle glissa l’objet dans sa poche, ainsi que la bourse moyennement remplie de l’elfe, et fit demi-tour pour voir où en était Mokkimy…
……….Instinctivement, ayant accepté de l’accompagner, elle avait aussi accepté de lui apporter son aide au besoin, en espérant bien sûr que ce soit réciproque.
Peut-être que Korili n’avait pas eu besoin de l’aider ? A son retour dans la ruelle, elle vit un homme-loup impressionnant affalé sur Mokkimy et en sang tenter d’écraser Korili avant que celui-ci le morde… Mais peine perdue, et le fin serpent argenté glissa hors de son armure de cuir après lui avoir injecté son poison mortel. Kiara siffla pour lui indiquer sa position, et Korili vint s’enrouler autours de son bras. Plus besoin de le cacher maintenant, et il aimait mieux rester dehors.
…………Elle repoussa le corps inerte de l’homme loup d’un coup de pied, libérant la semi elfe qui ne semblait pas en forme… “Ca va ?”
Examinant Mokkimy, elle nota les dards aux bouts sombres éparpillés loin d’elle, elle avait su se protéger de la menace principale. Mais elle avait une méchante morsure à la jambe, et plusieurs plaies moins impressionnantes… “Mokkimy ? Tu m’entends ? Tu peux te lever ?”
La chapardeuse reprit peu à peu conscience…
L’homme loup, l’attaque, un serpent… Kiara ! L’étrangère était elle encore là ?
…………Mokkimy réussit à distinguer sa forme penchée au dessus d’elle ; Malgré les points douloureux un peu partout, la semi elfe se releva et se mis en position assise, elle voyait encore flou. Elle était écoeurée par le sang versé, non pas qu’elle n’avait pas l’habitude, mais celui de l’homme loup était noir et la flaque sous son corps inerte fumait…
“Oui je crois que ça va, ça devrait aller merci…”
Elle se mit debout, chancela légèrement et se rattrapa à l’épaule de Kiara.
………..La jeune ménestrel regarda autour d’elle, son luth deux mètres plus loin n’avait pas l’air d’avoir souffert du combat, ses dagues et son arc court non plus. Bon c’était déjà ça.
A la recherche de.
Encore une fois. Ce sont des déballages sans intérêt aucun, si ce n’est de verser un peu des brumes qui dissimulent ce que je voudrai voir.
Il y a des jours où je passe outre, les noeuds finissent par disparaîtrent tous seuls, ou d’autres viennent se former, qui détournent l’attention. (Ils ont au moins cet avantage)
Mh… Phase râlerie, donc, juste pour chercher laquelle appuie sur ma fatigue et la rend si inconfortable.
… Nan me gonfle. Parce qu’elle avance dans une trachée de techniques invariablement identiques, et ne veux pas envisager d’en sortir. Parce qu’elle m’engueule de chercher à faire les choses autrement que ses habitudes.
Je crois qu’elle pense que je me considère comme plus maligne que je ne le suis. Ce n’est pas le cas, j’essaie juste de ne pas tricher. Seulement elle imagine la triche efficace, et donc obligatoire. Je n’aime pas tricher, je n’aime pas les enrênnements, je n’aime pas accuser le matériel pas assez sévère quand j’ai des soucis avec ma jument, et je n’aime pas qu’elle ne me laisse pas le temps. …
… Nouch’ est partie, ça fait même pas une semaine et on dirait qu’elle a tout raté (des évènements de ces derniers temps). Vu que mon quotidien, et le reste, je savais pouvoir lui raconter n’importe quand. Là plus. Et ceux qui pourraient avoir notre mode de pensée, soit je ne les connais pas soit ils ont bien d’autres personnes à écouter.
Y a aussi que j’aurai que rarement des nouvelles, je suppose. Ca pourrait ne pas être grave, mais ça m’agace. Et tant pis, et tout. Ca va aller….
… J’aime pas Val’, j’ai hâte qu’elle soit récupérée par le club ou quelqu’un d’autre, mais comme je ne le dit pas, ça va pas se faire tout de suite. Elle me gonfle, cette jument, j’l'aime pas…
… Ces sensations qui se perdent, peut-être qu’elles ne sont destinées qu’à ça, mais c’est étrange comme d’un coup, je ne peux plus me passer de ce que je n’ai pas. Alors que c’est ce que je fais trop bien…
… En fait, je m’en passe mieux quand je sais que ça existe et que je pourrai en recroiser plus tard, au détour d’un chemin et que ce sera cool, alors. Mais ça me frustre de savoir qu’aucun détour de chemin ne me balancera ce que je veux dans la figure…
Voilà, on en revient au précédent sujet, et c’est seulement ça qui se rumine. C’est bien, parce que du coup je peux dire : C’est tout ? On s’en fout.
Demain je monte Tchim, puis après-demain aussi puis… etc ^___^
Et bientôt j’vais voir ASTOOOOOOOOOOOOOOONN !!!
Je ne crois pas.

A l’amour je ne crois pas. Je n’y croyais pas, du moins n’imaginais même pas ce que ça pouvait être. Puis j’ai su. Et c’était parfait, et mieux bien sûr.
C’est même plus compliqué que de ne simplement plus y croire. Je sais ce que ça peut être, je sais ce que ça a été, mais je n’arrive pas à penser que ça pourra être de nouveau.
C’est chiant. Parce qu’avant, je m’en fichais, je tournais limite ça au ridicule, faisant semblant de ne pas être intriguée par tous ces zouaves et toutes ces pubs qui en faisaient un tel foin.
Je comprends un peu maintenant, mais du coup je suis limite dégoûtée. Parce que tout le monde en fait quand même trop. Parce que c’est tellement futile. Parce que tout le monde le tourne en ridicule à ma place, l’amour.
J’y réfléchissais, attendant je ne sais plus quel train (et les trains et les gares m’y font penser chaque fois, parce que). Que ce n’était qu’une vision culturelle, que je voulais y attacher.
Qui a dit que ce devait être comme je l’ai ressenti ? Est-ce que je ne l’ai pas ressenti comme ça simplement parce que je le voulais, et est-ce que je ne le voulais pas simplement parce que c’est l’image qui me plaisait le plus, dans ce que j’avais pu voir et lire ?
On a toujours le choix, mais les choix ne sont que ceux d’un pannel de choses que l’on connaît. Je suis contente d’avoir aussi celui de penser à tout ça. Il dit qu’on ne peut pas fuir, mais c’est tout comme. Les mots brisent les catalogues du rationnel. Gloire à eux.
J’veux dire… Il faudrait être plein de certitudes et sûr de soi en plus, pour croire à ce que j’aimerai retrouver. Vous savez, ce qui illumine, les choses qui deviennent toutes absolument légères, les couleurs qui apparaissent du monde qu’on ne soupçonnait pas, “touça”.
Je n’aime pas les certitudes. Mais j’aimerai bien croire.
Il me semble que je peux. Quand je le lis. Puisqu’on ne peut cracher ses sentiments qu’après les avoir éprouvés, non ? Et ils semblent avoir vu les mêmes couleurs, j’ai juste tendance à décrédibiliser ce que j’en aperçois en me disant que c’est pour les besoins du roman, qu’ils l’écrivent pour leur personnage et non pour eux.
J’espère que non. Et puis, je suis déjà heureuse pour eux. Puisqu’ils l’auront au moins vécu ou revécu à travers leur Kiara personnelle (Exemple douteux mais exemple sincère).
Il m’arrive de ne pas me ressembler. “Puis-je encore me rassembler ?” Je ne me ressemblais pas à tout mettre au second plan ni à tomber dans les abîmes de confiance que Nous m’apportait. Je ne me ressemble plus à être si désabusée, j’en suis vraiment peinée, mais je ne peux pas… pas.
Cela ne sert à rien. Ce n’est pas l’amour de ce temps, que je désire. J’aime l’amour de quelques phrases magiques, celui qui disparaît dès que les livres se ferment, parfois même au bout de quelques pages tournées.
C’est absolument ringard, de se retourner sans cesse. Je m’en fous. Je ne marche plus à reculons, et je marche. J’aimerai encore progresser, mais c’est déjà bien plus que je n’en ai jamais attendu de moi.
Juste… J’ai l’impression que tous les couples que j’aime se méritent véritablement et qu’ils n’auraient pas pu mieux se réunir. Seulement ceux là même succombent à la banalité des habitudes de notre époque, et se séparent.
J’ai reculé un peu vite une fois, dans un parking. Un gars avait commencé à passer au même moment et je ne l’avais pas vu. Pas d’accident, il a juste eu peur, et sa copine aussi. Elle me l’a dit, en m’engueulant.
“Attention !! [...] J’y tiens moi !”
Tout à mes excuses et à ma remise du choc d’avoir manqué d’écraser quelqu’un, j’aurai quand même bien répondu…
“Ah, c’est vrai ?”
ou
“Vraiment ? Vous avez de la chance”
Parce qu’ils étaient “grands” même si jeunes, et que c’est le genre que j’aurai plutôt jugé d’office ‘ensemble histoire de’ mais pas forcément ‘attachés’. Ca m’a limite laissé une impression plus forte que le semblant de drame, sa phrase.
Na va.
Tout ça pour dire, il a fallu Keï pour donner un sens à cette vaste confusion que je reniais de mon système de vie, il faudra certainement encore plus de chance pour ne pas rester sur le “pfff” que j’en pense en ce moment. Ca m’agace de le penser. Mais je ne peux, comme je l’ai déjà écrit plus haut.
Je crois encore pour les gens, c’est une consolation et quand bien même j’ai tord, je continuerai d’y croire. Juste parce que j’ai besoin.
“Courir après l’espoir est tu peux me croire ce que je fais de mieux”.
Disons que je cours pour ceux qui en valent la peine, et que je marche seulement pour l’infime goût de me ménager que je garde.